Le projet
L’UMR AGIR travaille sur la transition agroécologique des systèmes de culture. Deux commandes sont arrivées à quelques semaines d’intervalle, avec le même enjeu : rendre lisibles des résultats faits de compromis, sur des sujets où le premier réflexe est de conclure qu’une pratique est bonne ou mauvaise.
La première accompagne une Perspective publiée dans Communications Earth & Environment, consacrée au travail du sol et à ses compromis entre carbone, climat et gestion des bioagresseurs. La seconde restitue des résultats sur les cultures associées comparées à la monoculture, pour la communication du projet européen Intercrop Values.
Ma contribution
Figure d’article, travail du sol
- Remplacement d’un tableau très textuel par un schéma qui croise deux familles de pratiques, celles favorables au carbone et celles de travail du sol graduées par intensité de perturbation, avec trois impacts : stockage du carbone du sol, émissions de gaz à effet de serre, usage de pesticides
- Création d’un système de signes constant pour distinguer l’effet favorable, l’effet défavorable et l’effet variable, appliqué à l’identique sur chaque croisement
- Refonte d’une seconde figure sur la dynamique du carbone à l’échelle des pores du sol, organisée en trois temps : les stratégies de gestion, les processus, puis le comportement d’ensemble du système
- Mise au format des standards de la revue, en anglais
Infographie de résultats, cultures associées
- Composition en cadre unique : une illustration centrale des systèmes de culture, entourée des graphiques de résultats par indicateur (engrais, pesticides, irrigation, travail du sol, carburant)
- Mise en forme des écarts moyens entre fermes en cultures associées et fermes en monoculture, avec un encadré méthodologique qui explique l’origine des données
- Restitution de la nuance d’interprétation de l’équipe : l’écart observé peut venir des besoins moindres des parcelles associées, ou du fait que les fermes déjà les moins intensives adoptent plus souvent cette pratique
- Intégration de la charte à six couleurs du projet et des logos du consortium et du financeur européen, en anglais
Le défi
Les deux sujets partagent la même difficulté : les résultats ne vont pas tous dans le même sens. Le non-labour économise du carburant, augmente souvent le recours aux herbicides, et ses effets sur les émissions de N₂O restent incertains. Il fallait afficher ces tensions sans rendre la figure illisible. J’ai posé une grammaire visuelle constante, avantage, inconvénient, effet variable, appliquée de la même façon partout. La comparaison se fait d’un coup d’œil et les zones d’incertitude restent visibles au lieu d’être lissées.
Collaboration
Le travail s’est fait à partir des points saillants rédigés par les chercheur·ses, en discutant chaque simplification : ce qui pouvait être regroupé, ce qui devait rester nuancé, ce qui relevait d’un effet établi ou d’un effet encore débattu dans la littérature.